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Le procès 2080, anticipation ou fiction

    2080 — la Cour Internationale du Vivant juge les responsables du méga-feu de 2076.

    Un projet transdisciplinaire porté par le Jardin des Coïncidences, orchestré par Leïla Kilani, Rafaële David, Gilbert Cousteaux, Sara Desprès, Vanina Saget, Carole Cayssials, Jacques Martinon; en partenariat avec le Fredd, la Maison Zola-Musée Dreyfus et l’Université de Saint-Denis. 

    Et si l’on vous projetez en 2080 ? Quel monde pourriez-vous vous figurer ? Et si l’on vous donnait la parole et qu’existait une Cour Internationale du Vivant, une institution qui rendrait justice à la planète, seriez-vous partie civile, défendeur, témoin et quel serait votre témoignage ?

    C’est le dispositif qu’imagine Leïla Kilani. Elle crée un espace pour mettre en scène un procès d’anticipation, fictif, qui n’est pas là pour juger des individus isolés, mais plutôt des mécanismes systémiques, de ceux qui ont conduit à des catastrophes environnementales et sociales. Elle donne la parole à des citoyens et citoyennes qui, depuis leur endroit, interrogent ces mécanismes.

    Quel territoire laisserons-nous aux générations futures ? Et si l’on vous projetait en 2080 ? Et s’il existait une Cour Internationale du Vivant, une institution chargée de rendre justice à la planète? Quels droits s’inventeraient ? C’est notre espace d’anticipation : un procès dans la tradition des tribunaux citoyens dits « tribunaux Russell ». 

    À Toulouse, le procès explore les tensions et les blessures laissées par les mégafeux. On y fait entendre des voix de citoyennes et citoyens qui, depuis leur territoire, interrogent ces logiques du désastre. À partir de témoignages recueillis en Occitanie — bergères, viticulteurs, éleveurs, agronomes, soignants, philosophe, élus… — le prétoire tisse une leçon de pédagogie qui nous confronte à nos responsabilités collectives. Quand la forêt brûle, c’est une part du futur qui s’éteint. 

    Le procès sonde le traumatisme d’une perte : celle d’un paysage, d’un habitat, d’un héritage à transmettre. Alors, n’est-il pas temps d’imaginer un nouveau contrat social avec le vivant, un droit qui protège enfin les biens communs de la Terre ? 

    Vous allez voir [L’AFFAIRE DES MEGA-FEUX D’OCCITANIE]
    Le 17 août 2076, un feu extrême embrase la Montagne Noire, balayé par un vent de tempête et une chaleur étouffante, détruisant forêts, villages et exploitations agricoles, et empoisonnant air et eau. Catastrophe sanitaire massive, troupeaux décimés, terres abandonnées, habitations réduites en cendres, symboles d’une ruralité ignorée et d’un futur volé. En 2080, la Cour Internationale du Vivant interroge les systèmes responsables tandis que les survivants racontent le prix humain, écologique et sanitaire de la catastrophe. 


    samedi 18 octobre
    de 14 h 00 à 16 h 00
    à la Cour d’Assises de la Haute-Garonne
    — gratuit (jauge limitée)


    Les prochains procès se tiendront à Rabat et Figuig (Maroc) et à Saint-Denis (Université Paris 8).

    Photo de la Cour d'Assise de Toulouse